Edward Hooper
Lors d'un échange avec Nikole, nous évoquions notre curiosité commune et notre plaisir partagé d'observer les fenêtres éclairées la nuit d'un train ou d'une voiture, offrant à notre regard des bribes de vies. Une curiosité qui frise un voyeurisme que nous assumons.
J'ai repensé alors à un texte que j'avais écrit il y a plus de vingt ans dans un atelier d'écriture. Le thème proposé était d'écrire un texte à partir d'une oeuvre d'Edward Hooper tout comme l'a fait Philippe Besson dans L'Arrière-saison.
https://www.babelio.com/livres/Besson-LArriere-saison/4798
J'avais choisi Fenêtre de nuit.
Nikole a émis le souhait de le lire alors j'ai eu l'idée de ce billet...
Fenêtre de nuit Edward Hooper
Fenêtres de nuit
Rouler, rouler, rouler la nuit,
Juste l’encre noire du décor
Où s’ouvrent comme des yeux de chat
Les fenêtres allumées qui défilent.
Mystère d’une vie inconnue
Qui se livre à mon regard voyeur
Sans pudeur, avec mystère.
Une femme se penche
Et j’entre dans son histoire.
Elle fouille dans une commode
Tiroir après tiroir.
Je n’ai qu’un paragraphe
Je prends le livre au vol
J’ai loupé le début
Je ne connais pas la fin.
Elle ne trouve pas
Elle regarde sous le lit
S’assoit dessus, se relève
S’appuie à la fenêtre.
Une brise légère caresse sa chevelure.
Elle se retourne, se remet à chercher.
Rouler, rouler, rouler la nuit,
Juste l’encre noire du décor
Où s’ouvrent d’autres fenêtres allumées
D’autres histoires.
Que cherchait-elle ?
Je dois avouer que lorsque je relis un texte écrit depuis si longtemps, j'y trouve souvent des défauts ou des tournures que je serais tentée de modifier, mais je me suis abstenue de le faire et le livre tel que je le redécouvre.
J'aime beaucoup l'atmosphère des toiles d'Edward Hopper, ses personnages dans des décors inattendus qui nous invitent à imaginer leur vie dans cet instant saisi, peint comme une mise en scène cinématographique. Aucun de ses tableaux ne me laisse indifférente. En voici quelques-uns au hasard.
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