Les napperons
Ce matin, j’avais aquagym. Garée sur le parking, j’attendais l’heure d’ouverture de la piscine en écoutant sur France Inter, cet amusant billet de François Morel. Brusquement me sont alors revenus en mémoire les napperons de ma mère. À l’époque c’était très à la mode, il y en avait dans tous les intérieurs des bonnes ménagères. Chaque bibelot était posé sur un napperon sensé protéger le meuble. Ces napperons étaient de véritables oeuvres d’art que ma mère réalisait au crochet avec du fil de coton écru. Des sortes de toiles d’araignée qu’elle tissait point par point quand elle ne tricotait pas ou ne s’énervait pas devant sa machine à coudre. Chez toutes mes tantes, on trouvait aussi ce style de napperon. Petite fille, je n’ai jamais vu les femmes de la famille les mains inoccupées. Elles trimbalaient toujours partout avec elles un sac à ouvrage. Et puis, peu à peu, ma mère a dû s’en lasser et les napperons ont disparu. Elle disait comme dans le billet de François Mor...