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Marrakech

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J’ai grandi à Marrakech. Mon père travaillait comme mécanicien aux entrepôts frigorifiques et nous habitions un rez-de-chaussée au sein de l'entreprise. Il y avait une immense cour où les camions effectuaient d’incessantes rotations pour décharger des caisses de fruits et légumes sur les quais.  Nous n'avions pas le droit d'y aller mais l e dimanche le portail était fermé, il n’y avait plus de circulation et nous avions alors la permission d'y jouer. Il y avait toujours un chien qui courait avec nous. Les quais étaient interdits aussi mais la tentation était trop forte, c’était si amusant de s'assoir sur les transpalettes et de se faire tirer à tour de rôle ou de se construire des cabanes avec les cagettes empilées.  Voici les quais avec au centre la guérite de M. Borbotte qui gérait l'arrivée des marchandises. Il nous faisait la chasse lorsqu'il nous voyait mais le dimanche la guérite était vide. Les transpalettes ressemblaient à ça : Voici la maison où nou...

Hasard d'une rencontre

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Mystère d'une rencontre, d'un pas de côté Chemin de hasard hors d'une route tracée Moments dérobés sans lendemains bien rangés. Révéler les signes cachés S'égarer dans un jardin secret Fait de recoins de fragilité.   Parenthèse refermée, Romance inavouée   Que rien ne peut effacer. ... Histoire mémorable d'une rêverie Que nous vivions ensemble en Amazonie Un retour aux sources, vie sans artifices A deux dans la forêt loin des maléfices Dans la torpeur noire et luxuriante D'une jungle aux lianes exubérantes Les arbres millénaires nous ont adoptés Et nous vivions heureux dans la canopée...

Septembre dans la chambre

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 J 'ai demandé à l'IA de créer un portrait au crayon d'après une photo de moi et le résultat m'a bluffée ! Je m'attendais à voir apparaitre un visage sans expression où je ne me reconnaitrais pas et bien non, c'est bien moi, il n'y a aucun doute et Christian est d'accord avec moi. Voilà, c'était un petit moment récréatif pour souffler un peu en cette chaude après-midi de septembre où la canicule est toujours présente après avoir effectué un travail pas ordinaire.  Dans la chambre d'amis, le sommier du lit était à l'origine habillé d'un revêtement en matière plastifiée noire qui s'est complètement délitée avec le temps. Au début, on retrouvait des morceaux de revêtement par-ci par-là et, petit à petit, les morceaux sont devenus de plus en plus minuscules, voire une poudre noire telle de la suie.  En début d'après-midi, nous avons pris un tournevis et une pince chacun pour arracher les agrafes. Ça nous a pris une bonne heure mais je...

Le chemin de poésie

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  Lorsque j'habitais à Portes-lès-Valence dans la Drôme, je promenais mon chien un peu partout dans le village quand ce matin-là, en passant devant l'école Voltaire, j'ai découvert ces pots tout le long du chemin. Et puis ces mots sur le tronc des arbres Voici quelques pots de poésie Les enfants savent entendre ce que les mots ne disent pas Ils écoutent leur musique Chaque mot raconte une histoire

Signes et croyances

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Ce matin n’était pas comme les autres.   De retour de la promenade avec Vernon, Christian était déjà levé car il doit assurer une permanence à la mairie de Balogna alors que d’habitude il est encore au lit et Vernon se presse d’aller le réveiller avec sa délicatesse légendaire : sauts de cabri sur le ventre et léchouilles appuyées.   Donc là, il était debout et avait préparé le petit-déjeuner, je n’avais plus qu’à mettre les pieds sous la table, ce que je me suis empressée de faire pour profiter de ce délicieux moment . C’est peu après que je me suis demandé si j’avais donné à manger à Vernon. Je ne me voyais pas lui mettre ses croquettes dans sa gamelle. Nous faisons les gestes quotidiens tellement machinalement. Je demande à Christian s’il m’a vue lui donner, il répond que non mais ça ne m’aide pas. D’autant que Vernon ne réclamait pas spécialement. J’ai même sorti sa boîte pour me souvenir d’un indice, mais rien ! Finalement je lui ai donné la moitié de sa ration matinale a...

Vernon et l'éclipse

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Hier soir, mes zhumains m'ont emmené à la Parata, tout au bout du bout d'Ajaccio, là où le chemin s'arrête face à la mer.  Il y avait des gens partout.  Ils portaient des lunettes rigolotes et regardaient le soleil.  J'étais un des rares chiens qui accompagnait ses zhumains. Certains disaient qu'ils n'avaient pas amené le leur car ils avaient peur qu'il regarde le soleil. Moi, je ne m'appelle pas Rantanplan, je ne suis pas assez bête pour m'abîmer les yeux... Je ne sais pas ce qu'on attendait mais c'était long et je m'ennuyais ferme. En plus j'étais tenu en laisse ce qui n'arrangeait rien : je ne pouvais même pas fureter dans les sacs à dos posés au sol qui sentaient bon le pique-nique. Il y avait des zhumains assis sur des couvertures qui cassaient la croute, ça me faisait bien saliver. Heureusement que j'avais mangé avant de partir mais un supplément, ça ne se refuse jamais.  Vers la fin, j'ai trouvé une fillette qui s...