Une île
Une île, c’est n'avoir pour horizon que la mer à perte de vue.
C’est le sac et le ressac qui bat les côtes comme une respiration.
C’est la musique du vent salé, les brusques tempêtes.
C’est l’attente au port, les traversées, la distance, le désir du partir et le besoin du revenir.
C’est être loin et au centre de tout, au centre de soi-même.
C’est la mer qui nous protège et nous isole, mur et passage, barrière et promesse d’ailleurs.
C’est l’attente à l’aéroport. L’avion derrière la vitre. La passerelle pour un autre monde.
C’est la terre qui s’éloigne dans le bleu.
C’est le coeur qui nous dit tu reviendras toujours.
Une île, entre le ciel et l'eau, c'est aussi une terre, battue par les vagues. À l'âme...
RépondreSupprimerL’insularité façonne une identité singulière.
RépondreSupprimerIsolement, distance, repli sur soi, mélancolie, sentiment d’incomplétude et vague à l’âme… La mer et la vague toujours présentes…
Quel chouette billet concernant la manière dont tu perçois et vis « ton île » !
RépondreSupprimerQui plus est, les photos sont très belles et montrent ses différents aspects.
Et (surtout peut-être) il y a des phrases fortes qui portent à réfléchir,
à titre d'exemple :
« n'avoir pour horizon que la mer à perte de vue »
« […] le désir du partir et le besoin du revenir. »
«… la mer qui nous protège et nous isole »
J'ai pensé à la chanson de Brel « une île »
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
Pour ma part je ne crois pas que je pourrais vivre dans une île. J'aurais certainement le désir d'en partir… mais peut-être aurais-je ensuite vécu ce que tu exprimes : le besoin de revenir.
En conclusion, un texte que j'ai beaucoup aimé et qui m'incite à la méditation…
Merci Alain pour ce commentaire détaillé. Tu as parfaitement compris comment je vis mon île. La phrase la plus importante pour moi dans celles que tu cites est "le désir du partir et le besoin du revenir". J'ai réellement sans cesse le besoin de m'échapper et je suis contente de revenir. Un jour j'approfondirai cela. On me dit souvent "je ne pourrais pas vivre dans une île". J'ai pris les photos à différentes époques sauf la dernière avec l'avion qui a été prise par ma soeur et c'est moi qu'on voit de dos. J'aime cette photo qui symbolise pour moi l'envie de partir.
SupprimerJ'ai lu ton post ... même pas, j'ai lu le titre de ton post et immédiatement, j'ai eu en tête la chanson (superbe) de Jacques BREL. En voici les deux premiers couplets :
SupprimerUne île
Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Une île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océane langueur
D'une sirène à chaque vague
...
Oui très belles paroles de la chanson de Brel. Lui c'était Hiva Hoa sur les îles Marquises et moi c'est la Corse...
SupprimerJe comprends tellement, depuis que je suis allée sur ton île, cet attachement organique, cet horizon qui ne semble étriqué que pour ceux qui n'y comprennent rien.
RépondreSupprimerUne île, c'est une respiration dans une immensité bleue. C'est de la poésie à l'état pur.
Il faut être poète pour y vivre.
Et tu l'es.
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
C'est très joli ce que tu dis Célestine. Ça me va...
Supprimer