La poisse
Pourquoi traversons-nous parfois des périodes de poisse ?
Il y a comme une loi des séries…
Heureusement, je suis d’un naturel optimiste et considère toujours que ça aurait pu être pire. Mais, quand même je ne peux que constater que les éléments ne sont pas en notre faveur en ce moment.
D’abord, lors de ce voyage que je raconte dans mon article précédant : « Les aventures de Vernon », il ressort que tout aurait pu mieux se passer si nous n’avions pas eu de chien. Je ne renierai jamais notre cher Vernon, n’empêche que nous avons raté beaucoup de visites à cause de sa présence, préoccupés que nous étions par l’accueil qu’on allait lui réserver…
Le souci vient du fait que nous aimons partir à l’aventure et que nous n’avions rien planifié à l’avance. Jusqu’alors cela nous réussissait plutôt bien mais nous devons nous rendre à l’évidence : le chien et la barrière de la langue (même si je baragouine un peu d’espagnol) ne nous ont pas aidés.
De plus, il faut savoir qu’au cours de notre périple, la boîte de vitesse automatique de l’auto s’est mise à claquer et nous avions en permanence la crainte de tomber en panne car, même si nous savions que nous pouvions compter sur l’assistance, cela n’est pas toujours aisé surtout à l’étranger.
Bref, la boîte a tenu bon jusqu’à la frontière française et même jusqu’à l’embarquement dans le ferry à Toulon. Nous pouvons maintenant attendre tranquillement la date prévue de la révision le 2 avril.
De retour chez nous, coup dur dimanche matin, pendant que mon homme se lavait les dents, la canalisation d’eau a explosé brusquement. Ça coulait à flot et il y a vite eu trois centimètres d’eau sur le carrelage de la salle de bain. Mon homme est sorti en courant à moitié nu de l’appartement pour couper l’arrivée d’eau sur le pallier. Moi j’ai attrapé toutes les serpillères, serviettes et tapis de bain que je trouvais pour éponger tant que j’ai pu. Notre bonheur dans l’histoire c’est que le magasin Leroy Merlin soit ouvert le dimanche, sinon nous serions restés sans eau jusqu’à lundi.
Mon homme, bon bricoleur, s’est donc improvisé plombier (avec le sourire et tout). Le lavabo est maintenant équipé d’un fringant robinet noir tout neuf qui ressort bien sur le blanc de la faïence. Quelle chance d’avoir été là ! Je n’ose pas imaginer si c’était arrivé pendant notre voyage.
Et pour finir, lundi matin que trouvons-nous dans la boîte aux lettres ? Mauvaise surprise, un avis de contravention pour un dépassement de vitesse ! Incroyable car mon conducteur préféré n’a eu de cesse de respecter toutes les limitations. Un moment d’inattention ? Toujours est-il que nous roulions à 61 km/ heure au lieu de 50 non loin de Béziers… L’amende s’élève à 90 euros.
https://youtu.be/NtC2jEogXpU?si=a0YXqatvdZJVKEm6
« ... je suis d’un naturel optimiste ». Moi aussi… Cependant, j'ai le sentiment qu'avec les années qui passent je le suis moins qu'avant. Le verre à moitié vide prend parfois l'avantage sur le verre à moitié plein…
RépondreSupprimerPeut-on encore partir à l'aventure « à nos âges » ? ! Oui bien sûr. Mais on a sans doute moins d'allant que lorsqu'on était plus jeune… on se sent plus vulnérable, et de fait, on l'est, face aux imprévus.
Tu aurais pu écrire : c'est super, la boîte de vitesses a tenu bon jusqu'au bout ! On a une fuite d'eau, heureusement mon homme est super bon bricoleur : il a tout résolu en peu de temps. C'est génial ! Et en plus Leroy Merlin ouvre le dimanche, que demander de mieux.
Bon d'accord, le coup de la contredanse, c'est pas top, et Vernon en voyage, pas toujours facile à gérer surtout à l'étranger. Pouvait-on le confier et partir sans lui ?
Mais, des fois, comme on dit chez les ch'tis : « il y a tout qui fait mont ! »
Je me permets d'écrire ça parce que je vis des choses comparables. Il y a encore quelques années, malgré les problèmes que pose mon handicap, nous partions un peu à l'aventure, sauf à régler les problèmes d'hébergements adaptés PMR en amont.
Aujourd'hui je me sens bien plus timoré et vulnérable et je renonce de plus en plus à « partir loin », même si ça devient assez compliqué à organiser.
Alors il me faut entrer dans l'acceptation du réel : ce qui fut ne pourra plus être.
L'acceptation est une dynamique pour s'adapter et imaginer autrement. C'est tout l'inverse de la résignation qui nous fait perdant.
Néanmoins, j'ai bien souris à la chanson de Bourvil, que je ne connaissais pas !
Cela montre que tu es d'un naturel positif et optimiste. Alors ça ira !
(Excuse ce long commentaire…)
Avant tout, Alain, ne t'excuse pas de la longueur de ton commentaire, j'en suis ravie. C'est vrai ce que tu dis sur la vulnérabilité que nous ressentons plus avec les années. Partir sans Vernon ? Cela ne me serait jamais venu à l'idée. Tant pis, nous nous adaptons à lui. Il s'adapte déjà tant à nous lui-même ! Et oui, ne confondons pas acceptation et résignation... C'est un beau commentaire que tu as écrit Alain, merci.
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