Le Catenacciu

Pour faire écho à l’article d’Alain « Pâques » 


https://alainx3.blogspot.com/2026/04/paques.html#comment-form


il y a quelques années, j’ai été invitée par une amie à assister au Catenacciu à Sartène.


Le Catenacciu est une procession se déroulant le soir du Vendredi Saint et symbolisant la montée du Christ au Golghota. Le mot Catenacciu signifie l’enchaîné.


Cette procession perdure à Sartène depuis le XIIIème siècle. 


Le grand pénitent (qui porte aussi le nom de Catenacciu) dont l’identité est tenue secrète, est tout de rouge vêtu. Il marche pieds nus dans les rues de Sartène, portant une croix de 33 kg et traînant une chaîne de 14 kg. Durant son chemin de croix, tout comme le Christ, il tombe trois fois.


Il est accompagné d’un pénitent blanc, symbole de fraternité, chargé de l’aider à porter la croix.


Huit pénitents noirs symbolisent ceux qui ont jugé le Christ.  


Noyée dans la foule immense qui assistait à l’évènement, j’ai été subjuguée par son incroyable silence et sa ferveur palpable. 


J’ai assisté à cette procession pour la première fois de ma vie et je pense la dernière, ce qui l’a chargée d’une aura particulière. 


Une amie de mon amie, photographe, a réalisé ce soir-là de superbes photos.





















Commentaires

  1. Dans ce genre de procession religieuse, on est forcément pris par l'ambiance et le côté volontairement spectaculaire et populaire. C'est sans doute le but recherché.
    Je comprends que ça puisse rester marqué dans ses souvenirs.

    J'ignore quelle est la « tendance catholique » qui organise. En métropole, actuellement, c'est plutôt les traditionalistes et intégristes qui sont à la manœuvre. Ainsi, par exemple, au Mont-Saint-Michel, ce vendredi, les traditionalistes.
    Lorsque je bossais au ministère de la justice, dans certaines juridictions on ne tenait pas d'audience le vendredi saint, considéré comme le jour de la plus grande erreur judiciaire jamais commise, en condamnant un innocent.
    C'est encore vrai en Alsace Moselle.
    Les mauvaises langues prétendent que c'est surtout pour pouvoir partir en congé de Pâques dès le jeudi soir !…
    Le reportage photographique est particulièrement « parlant ». Bravo à la photographe !

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  2. Oui les photos représentent bien la force de la ferveur religieuse. J'ignorais cette habitude juridique de ne pas tenir d'audience le vendredi saint. J'ai souvenir que chez moi ma mère ( d'origine andalouse) disait toujours qu'il ne fallait rien entreprendre le vendredi car c'était voué à l'échec. J'ai retrouvé cette tendance en Corse aussi et dans le sud en général.

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  3. Je n'ai assisté qu'à une seule procession. A Bari, dans le sud de l'Italie. Ca m'avait aussi impressionné. Dans le sens où j'y ai vu une réminiscence de ces temps où l'église toute puissante avait réussi à s'insérer dans la tête des gens et y dominait pas forcément pour le plus grand bien de l'humanité. Bref une impression plutôt négative.
    Je ne suis pas l'ami des églises et des systèmes religieux. Tout en reconnaissant que pour nombre de personnes c'est un cadre édifiant et épanouissant.
    Je n'ai pas pu aller jusqu'au terme des deux dernières cérémonies religieuses auxquelles j'ai assisté (funérailles et messe militaire à la Légion étrangère). Pour les funérailles, je suis allé au bar du coin boire un coup avec un des parents proches de la défunte qui lui aussi n'en pouvait plus (sans compter qu'il y avait entre eux deux une détestation réciproque !)

    Bon WE Myrte.

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    1. C'est Gier qui a écrit ci-dessus

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    2. Merci Gier pour ton témoignage. Je ne suis pas dans la religion moi non plus mais curieuse et respectueuse des différents rites.

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  4. Y a rien à faire, je "n'accroche" pas à toutes ces cérémonies religieuses. Cela vient du fait qu'enfant, il fallait aller à la messe, le catéchisme, et toute la suite, que j'ai finalement oublié. Je n'aimais pas, et je n'aime toujours pas. Je comprends parfaitement que l'on puisse être comme "aspiré" par l'ambiance ou la ferveur, le côté spectacle de l’événement, mais, comme tu peux t'en rendre compte, je n'adhère pas.

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    1. Je comprends Xoulec. Moi je n'ai pas eu d'éducation religieuse (mon père était hostile à la religion ) donc j'assiste à ça avec curiosité.

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    2. Éducation religieuse obligée, pour faire comme tout le monde... Ma maman allait assez régulièrement à la messe du dimanche, pour voir un peu de monde, dans ma campagne assez isolée. Mon père n'y mettait pas les pieds. D'ailleurs, j'avais constaté qu'il y avait beaucoup de "fripouilles" qui y allait tous les dimanches, c’a ne donnait pas envie d'être comme eux.

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    3. Ce commentaire est intéressant. Il est d'un temps où, dans les campagnes isolées, on se souciait du qu'en-dira-t-on, il fallait avoir une éducation religieuse, aller à la messe le dimanche. L'image des "fripouilles" à l'église m'a amusée. Ma soeur ainée ( 4 ans de plus) avait voulu aller au catéchisme. Je lisais son missel avec curiosité et lui posais mille questions pour essayer de comprendre mais cela est toujours resté obscur pour moi.

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