Les napperons

Ce matin, j’avais aquagym. Garée sur le parking, j’attendais l’heure d’ouverture de la piscine en écoutant sur France Inter cet amusant billet de François Morel.






Brusquement me sont alors revenus en mémoire les napperons de ma mère. À l’époque c’était très à la mode, il y en avait dans tous les intérieurs des bonnes ménagères. Chaque bibelot était posé sur un napperon sensé protéger le meuble. Ces napperons étaient de véritables oeuvres d’art que ma mère réalisait au crochet avec du fil de coton écru. Des sortes de toiles d’araignée qu’elle tissait point par point quand elle ne tricotait pas ou ne s’énervait pas devant sa machine à coudre. Chez toutes mes tantes, on trouvait aussi ce style de napperon. 

Petite fille, je n’ai jamais vu les femmes de la famille les mains inoccupées. Elles trimbalaient toujours partout avec elles un sac à ouvrage. 




Et puis, peu à peu, ma mère a dû s’en lasser et les napperons ont disparu. 

Elle disait comme dans le billet de François Morel que c’étaient des nids à poussière. D’ailleurs, peu à peu, tout devenait pour elle un nid à poussière. Les bibelots ont disparu à leur tour et son goût pour la décoration s’est épuré. 

Commentaires

  1. J'ai souvenir des napperons, ils s'alliaient bien avec le cirage du carrelage au sol, les patins de tissu sur les pas de porte, les cadres photos bien droits et alignés à la tapisserie... Ces napperons immaculés pour embellir un vase bizarre sur le meuble, ou habiller une table déjà impeccable.

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    1. Je trouvais ça moche mais admirais le travail et la patience de ma mère et des autres.

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  2. Il y a tant de choses de notre enfance/jeunesse qui ont disparu ... On ne protège plus les meubles maintenant, et d'une manière plus générale on prend moins soin des choses je trouve, on remplace. C'est en tout cas ce que j'ai constaté chez la nouvelle génération... Je vais passer pour une vieille râleuse ;-)
    Bon week-end !

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    1. Non tu n'es pas une vieille râleuse Ambre Neige, tu as raison malheureusement, on ne protège plus, on remplace. C'est la société de consommation.

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  3. Les napperons , j ai connu ça aussi , mais que dire des canevas qui sévissaient sensiblement à la même époque..... Ces reproductions de tableaux hideux qui ,comble du mauvais goût, étaient amoureusement encadrés et accrochés fièrement au mur... Tout le monde s extasiait hypocrite devant cette nouvelle oeuvre que tous trouvaient très moche sans jamais oser l avoir, le cerf avec ses yeux de veau avec la forêt en ligne d horizon ou le chaton et sa pelote de laine ou encore le chalet au bord d une rivière sensé nous faire rêver mais qui nous attirait plutôt une grimace d effroi difficile à cacher.... Oui c était avant 😊 mais finalement les napperons c'est beau

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    1. J'ai ri en lisant ton commentaire, surtout le cerf avec ses yeux de veau ! C'est tout à fait ça !

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  4. Ma mère faisait de la broderie, de celle décrite par JP !
    Mais dans la famille on trouvait plutôt cela comme bon signe quand elle s'y remettait : un épisode dépressif touchait à sa fin.…
    L'avantage c'est qu'aucune des « œuvres » n'était jamais achevée. Donc aucune exposition au salon ne nous menaçait.

    (Petit aparté : blogger met de moins en moins à jour les dates de publication de nouveaux sujets. C'est agaçant !…)

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  5. Pas étonnant que les périodes de broderie de ta maman signent la fin d'un épisode dépressif, il n'y a rien de tel que le travail manuel pour accompagner cela.
    ( Est-ce que ça ne serait pas Google qui n'en fait qu'à sa tête? Et il se permet de réclamer trois confirmations d'identification pour y accéder ! Attention, il prend trop ses aises celui-là !)

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